Sydney continuait de se développer mais les zones les plus pauvres conservaient des conditions de vie et d’hygiène déplorables. La peste bubonique fit son apparition autour des quais et toucha particulièrement les quartiers des Rocks et de Millers Point. De janvier à août 1900, une centaine de personnes succombèrent à l’épidémie.
Pendant la 1ère Guerre Mondiale, l’Australie soutena le Royaume-Uni et envoya des troupes combattre auprès des alliés. Le pays suivit avec émotion le débarquement de l’Australian and New Zealand Army Corps (ANZAC) sur la presqu’île turque de Gallipoli le 25 avril 1915 et perdit au total près de 60 000 hommes dans le conflit. Aujourd’hui, l’Anzac Day est célébré chaque année dans tous le pays afin de rendre hommage aux soldats qui ont combattus pour l’Australie.
L’entre-deux-guerres fut une période de grand dynamisme pour le pays.
En 1925, le pays comptait 6 millions d’habitants, dont 1 million habitaient Sydney.
Un élan subitement arrêté par la Grande Dépression qui toucha durement l’Australie. Les cours des principaux
produits d’exportation (la laine et le blé) s’effondrèrent et en 1931 près d'un tiers de la population de
Sydney était au chômage.
Malgré cela, la construction du Sydney Harbour Bridge, débutée
en juillet 1923, continua et la cérémonie officielle d’ouverture du pont eut lieu le 19 mars 1932.
(Pour en savoir plus : Sydney Harbour Bridge).
Cette construction engendra de profondes transformations dans le quartier des Rocks :
des bâtiments, des rues entières et près de 300 maisons furent démolis.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’Australie envoya une nouvelle fois des troupes pour supporter l’effort de guerre britannique. Mais l’arrivée des Japonais dans le conflit changea l’ordre des relations diplomatiques. Après le bombardement de Darwin et la découverte de sous-marins japonais dans la baie de Sydney, l’Australie s’allia aux Etats-Unis.
Après la guerre, le gouvernement se lança dans une vaste politique d’immigration avec comme slogan :
Populate or Perish ! (Peupler ou périr !). Les nouveaux arrivants, venant essentiellement de pays Anglophones,
de Grèce, d’Italie et des pays de l’Est, devaient adopter l’Australian Way of Life.
2 millions d’immigrants arrivèrent entre 1848 et 1975.
A partir des années 70, l’urbanisation était croissante. Immeubles modernes et gratte-ciels remplacèrent les vieux édifices du passé. Le quartier des Rocks fut l’objet d’une grande politique de réhabilitation et de modernisation, au grand damne d’une partie de ses habitants qui condamnaient la disparition des derniers vestiges historiques de Sydney. Grâce à des groupes d’action assez virulents, plusieurs bâtiments furent conservés et rénovés pour le plus grand bonheur des Sydneysiders et des touristes aujourd’hui.
En 1957, le Danois Jørn Utzon remporta le concours organisé pour la construction de l'Opéra de Sydney.
Mais fatigué des contretemps et des querelles interminables, il finit par se retirer du projet en 1966.
Une nouvelle équipe acheva les travaux et le spectaculaire édifice ouvrit ses portes en 1973 pour un
coût total de 107 millions de dollars.
(En savoir plus : Sydney Opera House).
Les années passant, Kings Cross devenait le quartier « chaud » de la ville et les quartiers périphériques de Sydney se peuplaient de groupes d’immigrants : les Italiens à Leichhardt, les Grecs à Redfern, les Portugais à Marrickville… (En savoir plus : Les quartiers de Sydney).
Les célébrations du Bicentenaire (1988) et la victoire de Sydney dans la candidature aux Jeux Olympiques 2000 accélérèrent la profonde transformation de la physionomie de la ville.
Aujourd'hui Sydney est une grande métropole moderne et dynamique qui accueille de nombreux touristes.
L'Opéra et le Harbour Bridge sont devenus les
symboles emblématiques de la ville qui compte aujourd'hui plus de 4 millions d'habitants.